Gérard Lusteau, artiste peintre à La Baule | Ligne 42
Un regard singulier sur La Baule et le littoral atlantique
Gérard Lusteau était un artiste peintre et aquarelliste installé à La Baule, formé aux Beaux-Arts et passionné depuis toujours par le dessin, la ligne et la précision du détail.
Il nous a quittés en avril 2025.
Il laisse derrière lui une œuvre riche de plus d’un demi-siècle de création, mais aussi un regard très personnel sur les paysages qui l’entouraient. À travers ses aquarelles de La Baule, de la presqu’île guérandaise, du littoral atlantique et de Bretagne Sud, Gérard ne cherchait pas simplement à représenter des lieux : il cherchait à faire ressurgir ce qu’ils réveillent en nous.
Une plage, une façade, un clocher, quelques bateaux dans un port, une tente de plage…
Autant de détails qui deviennent, sous son trait, des fragments de mémoire.
Aujourd’hui, ses œuvres continuent naturellement de vivre à travers Ligne 42, dont il fut le cofondateur et le premier artiste.
Un style entre ligne claire, précision et épure
Le swing des joueurs de polo ou des golfeurs, les courbes de silhouettes féminines dessinées à l’encre de Chine, les vibrations aquatiques de ses piscines, puis les paysages de La Baule et du littoral…
La diversité du travail de Gérard Lusteau témoigne de sa curiosité et de sa capacité à explorer des univers très différents.
Toutes ces séries partagent pourtant un même langage.
La qualité de la ligne.
La précision du dessin.
La justesse des proportions.
Et cette recherche constante de l’équilibre entre le détail et l’épure.
Son travail peut évoquer l'univers de la ligne claire : un trait précis et lisible, des compositions élégantes et une apparente simplicité derrière laquelle se cache un véritable travail de dessin.
Dans ses paysages, Gérard Lusteau ne cherchait pas à tout montrer.
Il choisissait au contraire quelques éléments capables de révéler l’identité d’un lieu : une façade caractéristique, une tente de plage, un bateau, un clocher, une silhouette architecturale.
Puis il laissait de l’espace.
De l’espace dans le tableau, mais aussi de l’espace à celui qui le regarde.
La Baule, la presqu’île guérandaise et la Bretagne Sud
Installé à La Baule, Gérard Lusteau trouvait naturellement une grande partie de son inspiration sur la côte atlantique.
La plage et les villas de La Baule, le port du Pouliguen, les toits d’ardoise de Guérande, les quais du Croisic, les paysages de Batz-sur-Mer, Pornichet ou Saint-Nazaire sont devenus au fil du temps autant de sujets de peinture.
Son regard s’est également porté plus au nord, vers Vannes, le golfe du Morbihan et la Bretagne Sud.
Ses aquarelles ne sont pourtant jamais de simples reproductions photographiques.
Gérard composait.
Il déplaçait parfois un élément, en supprimait un autre, simplifiait une perspective ou choisissait délibérément de ne conserver que l’essentiel.
Dans plusieurs de ses paysages panoramiques, le ciel ou la mer disparaissent presque entièrement. Le regard se concentre alors sur une ligne d’horizon, une architecture, quelques personnages ou des signes immédiatement reconnaissables.
L'objectif n'était pas de montrer exactement le lieu.
Il s'agissait d'en retrouver l'essence.
Le détail comme point de départ de la mémoire
Cette attention particulière au détail était au cœur de sa démarche artistique.
Gérard l’expliquait ainsi :
« Notre mémoire et nos émotions sont, je pense, d’abord ancrées sur des détails, des choses très élémentaires. J’ai encore un souvenir assez net de la mosaïque d’un carrelage de cuisine, des bleus d’une porte de placard aussi. Ce sont précisément ces petites choses qui me font retrouver le cadre de la maison de mon enfance. »
Pour lui, certains détails pouvaient ainsi agir comme des clés.
Ils font revenir un lieu.
Une atmosphère.
Parfois toute une période de notre vie.
La peinture devient alors moins une représentation exhaustive du réel qu’un ensemble de signes capables d’ouvrir la mémoire et l’imaginaire.
C’est probablement pour cela que certaines de ses aquarelles parlent si directement à ceux qui connaissent les endroits représentés.
On ne regarde plus seulement une aquarelle de La Baule ou du Pouliguen.
On y retrouve sa propre La Baule, son propre Pouliguen, ses vacances, une promenade, une maison familiale ou un souvenir d’enfance.
Des tableaux volontairement « inachevés »
Cette place laissée à celui qui regarde était essentielle dans le travail de Gérard Lusteau.
Il aimait dire :
« Il me plaît de penser que chacun est amené à redessiner ses propres histoires sur mes tableaux. Un peu comme des chansons où chacun, au final, y colle sa propre existence. »
Et résumait sa démarche par trois mots :
Création – Récréation – Re-création.
« Mes tableaux sont quelque part inachevés : terminez-les vous-mêmes. »
Cette phrase dit beaucoup de son travail.
Derrière la précision du dessin, Gérard ne cherchait pas à imposer une histoire. Il proposait un décor, quelques indices et une atmosphère.
À chacun ensuite d’y déposer la sienne.
Plus d’un demi-siècle de dessin et de peinture
L’œuvre de Gérard Lusteau est le résultat de plus d’un demi-siècle de pratique artistique.
Elle s’inscrit dans une tradition exigeante du dessin et de la peinture figurative tout en développant un langage très personnel : des lignes précises, des compositions épurées, une utilisation délicate de l’aquarelle et une attention presque obsessionnelle portée aux détails qui donnent son identité à un lieu.
Il y a dans ses tableaux quelque chose de très accessible et, en même temps, de profondément singulier.
On reconnaît un endroit.
Puis, presque immédiatement, on commence à se souvenir.
C’est sans doute là que réside l’une des grandes forces de son travail.
Une œuvre qui continue avec Ligne 42
En 2024, Gérard Lusteau a cofondé Ligne 42 avec une idée simple : permettre à ses aquarelles de rencontrer un public plus large, sans renoncer à la qualité de l’œuvre originale.
Cette aventure, qu’il a contribué à imaginer et à faire naître, se poursuit aujourd’hui.
Ses aquarelles originales sont reproduites en éditions Fine Art numérotées et en séries limitées, avec une attention particulière portée à la restitution du trait, des couleurs et des nuances de l’aquarelle.
Faire vivre son travail, ce n’est pas le figer.
C’est permettre à ses paysages de continuer à voyager, à entrer dans de nouvelles maisons et, comme il l’espérait lui-même, à faire naître de nouvelles histoires chez ceux qui les regardent.
C’est aussi l’un des fondements de la démarche de Ligne 42 : faire connaître le regard d’un artiste sur les lieux qu’il aime et permettre à son œuvre de rencontrer durablement son public.
Découvrir les œuvres de Gérard Lusteau
Retrouvez les aquarelles et tableaux de Gérard Lusteau consacrés à La Baule, Guérande, Le Pouliguen, Le Croisic, Batz-sur-Mer, Pornichet, Saint-Nazaire, Vannes et au littoral atlantique.
Des paysages familiers, dessinés avec précision et épure, à découvrir ou à retrouver au fil de la collection Ligne 42.